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Résumé de l'évaluation du risque pour la santé publique au Canada associé aux cas humains d'infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) en Chine

Les renseignements sont régulièrement examinés et mis à jour au besoin.

29 juin 2017

Dernières nouvelles

  • Le résumé de l'événement, la courbe épidémiologique et la carte de la répartition spatiale ont été mis à jour pour refléter les cas déclarés depuis la dernière mise à jour (le 30 mai 2017). Au total, 47 nouveaux cas d'infection humaine par le virus A(H7N9) ont été signalés, et deux nouveaux cas ont été signalés par Shaanxi avec une exposition potentielle en Mongolie intérieure. Il s'agit du premier signalement d'exposition humaine au virus en Mongolie intérieure.

Résumé

  • Le risque pour la santé publique que pose le virus de la grippe aviaire A(H7N9) au Canada demeure faible.
  • Les cas d'infection humaine causée par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) en Chine se manifestent de façon saisonnière et augmentent (par « vagues ») typiquement chaque année entre octobre et mai.
  • Au total, 739 cas ont été signalés au cours de la vague actuelle (la cinquième) : il s'agit du nombre de cas signalés le plus élevé de toutes les vagues depuis l'apparition de l'affection. De plus, les cas sont plus distribués spatialement comparativement aux vagues précédentes.
  • Le nombre de cas signalé au cours de la cinquième vague a atteint un point culminant en janvier 2017.
  • L'infection est associée à une exposition à des volailles infectées ou à des environnements contaminés et se développe la plupart du temps en maladie grave sur le plan clinique.
  • À l'heure actuelle, les voyages en Chine et les importations de ce pays constituent les risques les plus probables pour les Canadiens de contracter l'infection par l'exposition à de la volaille ou à des environnements contaminés.

Évaluation du risque

Pour l'instant, le risque pour la santé publique au Canada associé au virus de la grippe aviaire A(H7N9) est considéré comme faible selon les renseignements disponibles. Le risque peut évoluer à mesure que de nouveaux renseignements surviennent.

L'information disponible porte à croire que ce virus ne se transmet pas facilement entre les humains. Les grappes signalées semblent indiquer qu'une transmission interhumaine limitée peut avoir lieu lorsqu'il y a contacts étroits non protégés avec des cas. En outre, il n'y a eu aucun cas confirmé de transmission interhumaine soutenue du virus de la grippe aviaire A(H7N9).

Le virus de la grippe aviaire A(H7N9) demeure un virus zoonotique largement répandu en Chine. La menace la plus probable pour la population canadienne consiste en un risque d'importation au Canada par des voyageurs infectés dans ce pays. En janvier 2015, le Canada a signalé le premier cas d'infection humaine par le virus H7N9 en Amérique du Nord, lié à un voyage. Bien que des cas liés à des voyages aient été signalés dans d'autres pays, notamment le Canada, rien n'indique une propagation à l'échelle internationale.

Résumé de la situation

La cinquième vague a commencé le 1er octobre 2016 et est toujours en cours. Huit cas ont été signalés entre le 1er octobre et le 30 novembre ce qui correspond au nombre de cas attendus pour cette periode (Zhou et al., 2017). Depuis le 1er décembre 2016, il y a eu une forte augmentation du nombre de cas : un total cumulatif de 739 cas a été signalé, ce qui est plus élevé que le nombre total de cas signalés au cours de chaque vague précédente (Figure 1) (World Health Organization, 2017c).

Figure 1. Incidence à l'échelle mondiale des cas humains de grippe aviaire A(H7N9) par mois d'apparition des symptômes ou première date enregistrée, entre mars 2013 et le 15 juin 2017.

Figure 1

Équivalent textuel - Figure 1

Remarque : Les données sur les quatre premières vagues ont été préparées à l'aide de l'information fournie par le Réseau mondial d'information en santé publique (RMISP) de l'Agence de la santé publique du Canada (n=809). Les données sur la cinquième vague ont été tirées du résumé mensuel de l'évaluation des risques liés à l'interface entre l'homme et l'animal de l'Organisation mondiale de la Santé (en date du 16 mai 2017) et comprennent 739 cas pour lesquels une date d'apparition des symptômes a été signalée (World Health Organization, 2017c). Ce figure exclut 23 cas dont la date d'apparition de symptômes n'était pas disponible.

Vingt-sept zones administratives de la Chine avaient signalé des cas pendant la cinquième vague (plage pour les vagues précédentes 12 à 15) (Figure 2). Lorsque des renseignements sont disponibles, des risques élevés d'exposition ont été signalés dans la majorité des cas (par exemple, exposition à la volaille). Semblable aux vagues précédentes, des grappes de transmission interhumaines impliquants des membres de famille et des patients hospitalisés, ont été signalés pendant la cinquième vague. Toutefois, il n'existe aucune preuve d'une transmission soutenue d'une personne à une autre (World Health Organization, 2017a). La répartition selon l'âge et le sexe est comparable à celle des vagues précédentes.

Figure 2. Distribution spatiale des cas humains de grippe aviaire A(H7N9), en Chine, entre mars 2013 et le 15 juin 2017.

Figure 2

Remarque : Les données sur les quatre premières vagues ont été préparées à l'aide de l'information fournie par le Réseau mondial d'information en santé publique (RMISP) de l'Agence de la santé publique du Canada (n=809). Les données sur la cinquième vague ont été tirées du résumé mensuel de l'évaluation des risques liés à l'interface entre l'homme et l'animal de l'Organisation mondiale de la Santé (en date du 16 mai 2017) et comprennent 739 cas

Équivalent textuel - Figure 2

Le 31 mars 2013, la Chine a signalé les premiers cas d'infection humaine par le nouveau virus réassorti de la grippe aviaire A(H7N9) à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Depuis, d'autres cas ont été signalés par 20 provinces de la Chine (Anhui, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hebei, Henan, Hubei, Hunan, Fujian, Jiangsu, Jiangxi, Jilin, Liaoning, Shandong, Sichuan, Yunnan, Gansu, Shaanxi, Shanxi et Zhejiang), quatre municipalités (Beijing, Chongqing, Tianjin et Shanghai) et quatre régions/territoires autonomes (Hong Kong, Macao, Tibet et Xinjiang Uyghur). Des échantillons environnementaux et de volaille se sont révélés infectés par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) dans toutes les régions mentionnées ci-dessus, à l'exception de Beijing (Food and Agricultural Organizations of the United Nations (FAO), 2017). La plupart des infections humaines sont censées avoir eu lieu après une exposition à des volailles infectées ou à des environnements contaminés. De plus, des cas liés à des voyages ont été signalés en Malaisie, à Taïwan et au Canada.

Depuis mars 2013, l'OMS a signalé plus de 1500 cas humains confirmés, dont plus de 592 décès (World Health Organization, 2017c). Pour les plus récentes mises à jour sur les cas et les décès, veuillez consulter le site Web Flambées épidémiques de l'OMS.

Depuis la première émergence du virus en 2013, les éclosions de grippe H7N9 chez les humains se sont produites en cinq vagues. Le début de la première vague a été marqué, en mars 2013, par la détection du nouveau virus de la grippe aviaire A(H7N9) chez trois patients en Chine, dont deux à Shanghai et un à Anhui. Les cas suivants qui furent signalés étaient concentrés dans les provinces de l'est de la Chine, soit Shanghai, Zhejiang et Jiangsu. La première vague a duré jusqu'en mai 2013.

La deuxième vague d'infections humaines causées par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) a commencé en octobre 2013 et a pris fin au printemps 2014. On a observé un changement du profil épidémiologique du virus H7N9 au cours de la deuxième vague. Un déplacement géographique de la répartition des cas d'infections au H7N9 a eu lieu vers la province du Guangdong, située au sud. Ce déplacement laisse croire que le virus s'était répandu dans son réservoir d'oiseaux domestiques. En outre, la deuxième vague était beaucoup plus étendue que la première, tant en nombre de cas que de décès.

La troisième vague d'infections humaines a commencé en octobre 2014 et a connu une baisse du nombre de cas au printemps 2015. La plupart des cas furent signalés au cours des mois de janvier et de février dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine. Le premier cas importé d'infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) en provenance de la Chine a été confirmé au Canada le 26 janvier 2015. Un deuxième cas a été confirmé le 29 janvier 2015. Il s'agissait des premiers Nord-américains reconnus comme ayant été infectés par ce virus. Ces personnes habitaient en Colombie-Britannique et voyageaient ensemble en Chine. Les deux voyageurs n'ont pas eu besoin d'être admis à l'hôpital et se sont complètement rétablis depuis. Le nombre de cas et de décès signalés au cours de cette troisième vague était semblable à celui observé au cours de la deuxième vague.

La quatrième vague d'infections par le virus de la grippe A(H7N9) a été annoncée par La quatrième vague d'infections au virus de la grippe A(H7N9) a été annoncée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture le 15 octobre 2015, après que deux nouveaux cas de grippe A(H7N9) ont été déclarés en Chine. Au total, 121 cas (y compris, 34 décès) ont été signalés durant la quatrième vague, ce qui est inférieur au nombre total de chacune des précédentes vagues. Le profil épidémiologique n'a connu aucun changement par rapport aux vagues deux et trois.

Bien que la plupart des cas humains aient développé une maladie grave sur le plan clinique, les infections humaines au virus de la grippe aviaire A(H7N9) peuvent présenter une gamme de symptômes allant de malaises légers à des troubles plus graves. La plupart des enfants infectés par le virus n'ont présenté aucun symptôme ou des symptômes légers (Yi et al., 2015). Étant donné que des cas graves continuent d'être signalés et que la surveillance du syndrome pseudogrippal a permis la détection de plusieurs cas moins graves, il faut rester vigilant (World Health Organization, 2014b). L'OMS continue de recommander aux pays de poursuivre la surveillance épidémiologique et virologique de la grippe, en signalant au besoin les infections humaines conformément au Règlement sanitaire international (2005), ainsi que d'autres mesures de préparation en matière de santé sur le plan national.

Sommaire de la littérature

À ce jour, les données probantes semblent indiquer que les infections au virus de la grippe aviaire A(H7N9) chez les humains font l'objet d'une tendance saisonnière. Cette tendance atteint un sommet au cours de l'hiver et comprend des cas sporadiques au cours de l'été. Cette tendance saisonnière observée n'est pas un résultat inattendu puisque des études antérieures ont signalé une circulation accrue des virus de la grippe aviaire par temps frais et une circulation moindre par temps chaud (Q. Li et al., 2014).

La répartition selon l'âge et le sexe des cas d'infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) tend vers les hommes d'âge moyen ou âgé. Cette différence fondée sur le sexe n'est pas bien comprise, cependant elle a été attribuée par certains chercheurs aux pratiques culturelles, comme les marchés de volailles vivantes auxquels prennent part surtout les hommes (Jernigan & Cox, 2015). Un ensemble de données probantes croissant semble indiquer que les volailles infectées et les environnements contaminés - notamment les marchés de volailles vivantes - sont une source clé d'infection au H7N9 chez les humains (Jernigan & Cox, 2015; J. Li et al., 2015; Spackman, Pantin-Jackwood, Swayne, Suarez, & Kapczynski, 2015; Yi et al., 2015). La vaste majorité (environ 85 %) des personnes atteintes ont été exposées à de la volaille ou à des marchés de volailles vivantes (Jernigan & Cox, 2015; Qin et al., 2015). Des études récentes montrent que la circulation du virus peut s'amplifier dans ces marchés par la transmission d'oiseau en oiseau, servant ainsi de source continue d'infection au virus H7N9 chez les humains (Jernigan & Cox, 2015). Des échantillons environnementaux et de volaille de plusieurs marchés de volaille vivante en Chine ont donné des résultats positifs pour le virus, comprenant des séquences génomiques semblables à celles trouvées chez les humains infectés (Jernigan & Cox, 2015; Kang et al., 2015; Spackman et al., 2015; 2017a; Yi et al., 2015). Contrairement aux cas d'infection humaine par le virus H7N9, celui-ci ne cause pas de maladies graves chez la volaille. Il est difficile de détecter et de contrôler le virus chez la volaille étant donné l'absence de maladies dans cette population.

Bien que la majorité des cas aient été associés à une exposition à la volaille, un certain nombre de grappes (2 ou 3 cas) a été relié à des personnes en contact étroit avec des personnes infectées (World Health Organization, 2013a; World Health Organization, 2015). Des enquêtes épidémiologiques semblent indiquer que dans certains cas, les membres de la famille et les pourvoyeurs de soins aux personnes infectées ont fait l'objet d'une transmission secondaire (Y. Liu et al., 2015; World Health Organization, 2013a; World Health Organization, 2015; Yi et al., 2015). Il convient de noter qu'une étude sur des grappes de cas liées aux soins de santé à Shantou en Chine en février 2015 indiquait un risque pour les travailleurs de la santé (Farooqui et al., 2016; Yi et al., 2015). Une étude publiée en mai 2015 a signalé que les cas secondaires infectés par le virus H7N9 étaient plus jeunes et présentaient des malaises plus légers que les cas index ou sporadiques (Qin et al., 2015; Yi et al., 2015). Ces résultats viennent confirmer d'autres études qui indiquent que la détection de personnes atteintes d'une infection au virus H7N9 est partiale envers les personnes âgées et les cas sévères et n'est pas susceptible de représenter les populations plus jeunes (Qin et al., 2015). Les enquêtes épidémiologiques de ces grappes semblent indiquer la possibilité d'une transmission interhumaine limitée, sans la preuve d'une transmission soutenue au sein de la collectivité.

Des vaccins candidats contre les virus de l'influenza ont été conçus par des centres de collaboration de l'OMS à des fins de préparation en cas de pandémie. Les vaccins candidats comprennent les virus analogues à A/Anhui/1/2013 et à A/Shanghai/2/2013(World Health Organization, 2014a). Deux nouveaux vaccins candidats contre les virus de l'influenza ont été recommandés par l'OMS en mars 2017 (World Health Organization, 2017a). Aucune recommandation n'a encore été faite concernant la fabrication à grande échelle d'un vaccin contre le virus de la grippe aviaire A(H7N9) (World Health Organization, 2013b).

Des essais effectués en laboratoire ont confirmé que le virus de la grippe A aviaire(H7N9) est sensible aux inhibiteurs de la neuramidase oseltamivir et zanamivir, deux antiviraux qui sont stockés dans la Réserve nationale d'antiviraux et le Système de la réserve nationale d'urgence afin de pouvoir être utilisés pour traiter les Canadiens si cela devait se révéler nécessaire. L'OMS a émis des directives quant à l'utilisation de chimioprophylaxie antivirale post-exposition pour la grippe aviaire A(H7N9). (Document PDF) [disponible en anglais seulement]. De récents cas humains de mutations conférant une résistance aux inhibiteurs de la neuraminidase ont été signalés au cours de la cinquième vague.

Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l'Agence a perfectionné les épreuves de diagnostic (tests) lui permettant de rapidement détecter ce nouveau virus. Ces tests ont été diffusés aux laboratoires provinciaux et territoriaux pour permettre aux provinces de mener leurs propres dépistages si cela se révélait nécessaire.

Circulation zoonotique en Amérique du Nord

Aucune circulation de souche eurasienne de l'influenza de type A(H7N9) n'a été signalée chez les oiseaux sauvages ou domestiques en Amérique du Nord. Le virus de la grippe aviaire A(H7N9) hautement et faiblement pathogénique signalé chez la volaille aux États-Unis diffère de la souche eurasienne associée à la cinquième vague en Chine (United States Department of Agriculture., 2017)(Alabama Department of Agriculture and Industries, 2017).

Caractéristiques du virus

La grippe aviaire A(H7N9) est constituée de virus grippaux A triples réassortis avec des gènes HA de la lignée eurasienne du virus de la grippe aviaire A(H7), des gènes NA de la grippe aviaire A(H11N9) et A(H7N9), et des gènes internes de la grippe aviaire A(H9N2). Elle est apparue dans les populations de volailles en Chine (European Centre for Disease Prevention and Control, 2017; D. Liu et al., 2013; Wu et al., 2015). Des articles suggèrent que les volailles sont une source probable de l'infection (Chen et al., 2013; Q. Li et al., 2014). Jusqu'en février 2017, ce nouveau virus de la grippe aviaire faiblement pathogène ne semblait pas provoquer de maladie grave chez les oiseaux. Cependant, des mutations dans la protéine hémagglutinine pouvant rendre le virus plus pathogène chez la volaille ont été détectées depuis. Cela ne devrait pas avoir d'incidence sur la gravité de la maladie chez les humains (World Health Organization, 2017b). Des mutations identifiées dans les souches du virus H7N9 sont favorables à une affinité élevée avec les récepteurs humains des voies respiratoires supérieures. Il n'existe toutefois aucune preuve de transmission interhumaine soutenue (Q. Li et al., 2014). Au mois de février 2017, une mutation de la protéine neuraminidase qui conférait une résistance à l'oseltamivir a été détectée dans des échantillons du virus prélevés chez des cas humains en Chine (WHO press conference: Expert briefing on the current waves of avian influenza outbreaks - March 1, 7:30 EST2017; World Health Organization, 2017b).

Recommandations pour le Canada

Surveillance

On encourage les professionnels de la santé à maintenir la vigilance à l'égard des cas d'infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9), et à aviser les ministères de la santé publique concernés lorsqu'une personne fait l'objet d'une enquête. La Définition nationale de cas doit être utilisée pour la surveillance de la grippe aviaire A(H7N9). Pour obtenir des conseils quant aux objectifs et aux activités de surveillance, veuillez-vous reporter aux lignes directrices nationales provisoires sur la surveillance des cas d'infection par le les virus de la grippe aviaire A(H7N9).

On demande aux provinces et aux territoires de signaler les cas confirmés d'infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) à l'Agence de la santé publique du Canada au moyen du Formulaire de déclaration des cas d'agents pathogènes respiratoires émergents et les infections respiratoires aiguës sévères (IRAS).

Conseils de santé aux voyageurs

L'Agence publie des conseils de santé aux voyageurs expliquant aux voyageurs et au public canadien les risques potentiels, et elle recommande des mesures à adopter pour réduire ces risques. Les conseils de santé aux voyageurs relatifs à la grippe aviaire A(H7N9) sont publiés sur le site Web du Gouvernement du Canada.

Prévention des infections

L'Agence fournit des recommandations pour la prévention des infections et les mesures de contrôle des patients se présentant à l'hôpital, au cabinet du médecin et dans une autre clinique avec une infection suspectée ou confirmée par l'influenza A aviaire (H7N9) dans son document de Directives provisoires - Lignes directrices sur la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de soins actifs. Ces directives seront mises à jour à mesure que de nouvelles données probantes seront accumulées.

Biosécurité

Étant donné le tableau clinique, caractérisé par une atteinte respiratoire grave et par des décès chez l'humain, ainsi que le potentiel pandémique de ce virus, et étant donné que le virus est actuellement considéré comme un agent causant une maladie animale exotique, le virus de la grippe aviaire A(H7N9) est classé comme un agent du groupe de risque 3, pathogène pour l'humain et les animaux, nécessitant un niveau de confinement 3 pour toutes les activités prolifératives in vitro ou in vivo. Les activités cliniques ou diagnostiques n'entraînant aucune prolifération peuvent être réalisées dans une installation de niveau de confinement 2 selon certaines exigences additionnelles. En présence d'un échantillon humain non négatif, il est fortement recommandé d'interrompre toutes les manipulations sur l'échantillon et de l'acheminer au Laboratoire national de microbiologie (LNM). Si un échantillon non négatif est décelé par un laboratoire vétérinaire de diagnostic, les manipulations doivent être interrompues et l'échantillon acheminé au Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE), conformément à la politique des Normes de confinement pour les laboratoires de diagnostic des maladies animales exotiques. L'Avis de biosécurité peut être consulté sur le site Web de l'Agence.

Références

Disponibles en anglais seulement

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