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ARCHIVÉ - Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d'arthropodes - Mise à jour

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Relevé des maladies transmissibles au Canada
Volume 31 • DCC-13
le 1er décember

Comité consultatif de la médecine tropicale et
de la médecine des voyages (CCMTMV)
Note en bas de page * Note en bas de page  Note en bas de page

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) donne à l'Agence de santé publique du Canada (ASPC) des conseils courants et à jour de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales infectieuses et les risques pour la santé associés aux voyages internationaux. ASPC reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans cette déclaration reposent sur la pratique méedicale et les connaissances scientifiques les plus récentes et les diffuse dans le but d'informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d'autres produits devraient bien connaître la monographie du produit ainsi que toute autre norme ou instruction approuvée concernant leur usage. Les recommandations relatives à l'usage des produits etles autres renseignements présentés ici peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie out toute autre norme ou instruction aprouvée pertinente établie par les fabricants autorisés. Rappelons que les fabricants font approuver leurs produits et démontrent leur innocuité et leur efficacité uniquement lorsqu'ils sont utilisés conformément à la monographie ou à toute autre norme ou instruction approuvée semblable.

Introduction

Certains arthropodes hématophages (insectes et arachnides) transportent et transmettent divers pathogènes à l'origine de maladies connues sous le nom de « maladies transmises par les arthropodes » (MTA). Habituellement, ces pathogènes terminent une partie de leur cycle de vie à l'intérieur de l'arthropode vecteur avant d'infecter les humains et sont transmis lors de la piqûre ou de la morsure de l'arthropode. Font cependant exception à la règle la maladie de Chagas et le typhus exanthématique transmis par les déjections de l'arthropode sur la peau durant le repas sanguin. Les moustiques sont considérés comme le principal vecteur de MTA (p. ex., paludisme et dengue), mais de nombreux autres types d'arthropodes transmettent des agents pathogènes(Note en bas de page 1). Le tableau 1 résume les renseignements sur les arthropodes vecteurs importants.

Malheureusement, on ne dispose de vaccins préventifs, de médicaments chimioprophylactiques ou de traitements spécifiques que pour une minorité de MTA. Et même si on a accès à des vaccins ou à des médicaments, ils ne sont pas totalement efficaces, ce qui fait que les mesures prises pour réduire les piqûres et morsures d'insectes demeurent un moyen important - et pour certaines MTA le seul moyen - de réduire le risque de contracter des MTA en voyage. De nombreux facteurs - tels que la saison, l'heure du jour et la tendance à s'alimenter de préférence à l'intérieur ou à l'extérieur - influent sur les habitudes alimentaires des arthropodes(Note en bas de page 1) (tableau 1). Bien que la connaissance de ces habitudes alimentaires permettrait aux voyageurs de diminuer grandement le risque de MTA (p. ex., savoir quand rester à l'intérieur, quand appliquer un insectifuge), le comportement des arthropodes reste imprévisible. La réduction du risque d'une MTA contribuera probablement à abaisser le risque de souffrir d'autres MTA, parce que la saison de transmission des MTA dans diverses régions culmine souvent au même moment.

Tableau 1. Information sommaire sur les arthropodes vecteurs importants(Note en bas de page 1)
Vecteur Maladie causée et pathogène(s) transmis Période maximale d'activité/ morsures ou piqûres
Moustiques du genre Anopheles Paludisme
Filariose
Piquent habituellement entre le crépuscule et l'aurore. Les heures de pointe pour les piqûres peuvent varier. Certaines espèces préfèrent piquer à l'intérieur, alors que d'autres préfèrent l'extérieur.
Moustiques du genre Aedes Fièvre jaune
Dengue
Filariose
Piquent habituellement le jour, souvent à l'extérieur, mais certains vecteurs importants piquent à l'intérieur.
Moustiques du genre Culex Filariose
Encéphalite japonaise
Infection par le virus du Nil occidental
Piquent habituellement la nuit, souvent à l'extérieur, mais parfois à l'intérieur.
Moustiques du genre Mansonia Filariose Piquent habituellement la nuit, le plus souvent à l'extérieur.
Moucherons (chironomidés) Mansonellose (habituellement asymptomatique) Piquent en tout temps le jour ou la nuit, habituellement à l'extérieur.
Tiques Rickettsioses
Typhus
Encéphalite à tiques
Babésiose
Maladie de Lyme (borréliose de Lyme)
Ehrlichioses
Fièvre récurrente (borréliose)
Tularémie
Fièvres hémorragiques virales
Très dispersées dans les forêts, les prés et les zones herbeuses; attendent sur un brin d'herbe ou la branche d'un buisson bas qu'un hôte passe. Quelques espèces vivent également à l'intérieur.
Puces Typhus
Peste
Bartonellose
Tularémie
Fièvre Q
Présentes à l'intérieur et à l'extérieur, souvent associées à un type d'hôte spécifique, mais se nourriront sur divers mammifères, y compris les humains.
Poux de corps Fièvre récurrente (borréliose)
Rickettsioses
Typhus
Présents habituellement dans les vêtements sauf lorsqu'ils se nourrissent sur l'hôte humain.
Phlébotomes Leishmaniose
Fièvre à phlébotomes (à pappataci)
Bartonellose
Piquent habituellement la nuit; un grand nombre piquent à l'extérieur, mais certains s'alimentent également à l'intérieur.
Mouches noires (Simulies) Onchocercose Piquent habituellement le jour, à l'extérieur, près des rivières ou des cours d'eau.
Mouches à chevreuil et à cheval (tabanidés) Filariose à loa loa
Tularémie
Actives durant le jour à l'extérieur, souvent durant les heures ensoleillées; s'alimentent rarement à l'intérieur.
Mouches tsé-tsé (Glossina) Trypanosomiase africaine Actives habituellement durant le jour (mais certaines espèces vectrices importantes sont actives au crépuscule ou à l'aube) et piquent habituellement à l'extérieur.
Triatoma/ reduviidae Trypanosomiase américaine Actifs la nuit et se nourrissent de sang humain habituellement à l'intérieur.

La prévention des piqûres ou morsures d'arthropodes est optimale lorsqu'on utilise une approche intégrée qui inclut les « mesures de protection individuelle » suivantes :

  1. éviter les arthropodes (p. ex., demeurer dans une zone à l'abri des insectes pendant les heures de la journée où les arthropodes s'alimentent);  

  2. prévenir les piqûres ou morsures d'arthropodes en utilisant :

    1. des barrières physiques (p. ex., vêtements, moustiquaires);

    2. des barrières chimiques (p. ex., insectifuges, insecticides)

    3. Le tableau 2 contient des recommandations et, pour chacune, les catégories établies dans le cadre de la médecine fondée sur les preuves.

Tableau 2. Recommandations dans le cadre d'une approche de la médecine fondée sur les preuves (MFP)
Recommandation Catégorie MFP
Mesures pour tous les voyageurs qui risquent d'être exposés à des infections transmises par des arthropodes
  • Empêcher le plus possible les arthropodes de pénétrer dans les lieux de travail et d'hébergement. Placer des moustiquaires sur les fenêtres et veiller à ce que les portes soient en bon état et ferment hermétiquement et qu'il n'y ait pas de trous dans les murs et la toiture.
  • Demeurer dans une zone protégée contre les arthropodes au(x) moment(s) de la journée où les arthropodes locaux s'alimentent.
  • Éviter de voyager dans certains endroits durant les saisons où le risque de transmission de MTA est le plus fortement (ou est exclusivement) associé à la transmission d'infections par des arthropodes.
C III
Barrières physiques pour tous les voyageurs qui risquent d'être exposés à des infections transmises par des arthropodes
  • Porter des chemises à manches longues (manches déroulées, boutons attachés et fermoirs fermés, chemise rentrée dans le pantalon) et des pantalons longs (extrémités rentrées dans les chaussettes, les chaussures ou les bottes).
  • Porter des vêtements de couleur claire, qui protègent contre certains arthropodes et permettent de mieux les voir et de les retirer, p. ex., les tiques(Note en bas de page 2,Note en bas de page 3).
  • Dormir sous une moustiquaire qui est intacte (sans déchirures ni gros trous), dont les bords sont rentrés sous le matelas. À noter que les arthropodes peuvent quand même piquer à travers la moustiquaire si la peau y est directement appuyée ou peuvent traverser la moustiquaire s'ils sont plus petits que la largeur des mailles du filet.
B II
Tous les voyageurs qui risquent d'être exposés à de graves infections transmises par des arthropodes devraient utiliser adéquatement un insectifuge contenant du DEET(Note en bas de page 6,Note en bas de page 7), l'insectifuge privilégié, à moins de contre-indications (p. ex., réaction allergique). A I
Dans le cas des enfants, il existe d'autres mesures de protection individuelle :
  • Utiliser des moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide comme premier moyen de défense, en particulier pour les nourrissons de < 6 mois.
  • Employer des moustiquaires portatives, notamment des filets autoportants que l'on place par-dessus un siège de bébé pour auto, un berceau, un parc pour enfant ou une poussette afin de protéger les enfants contre les insectes.
  • Envisager l'utilisation judicieuse de DEET chez les enfants de tout âge en complément d'autres méthodes de protection(Note en bas de page 11).
A II
Des formulations de DEET à effet prolongé (EP) comportent des avantages par rapport à d'autres formulations et, dans l'ensemble, sont privilégiées(Note en bas de page 15-Note en bas de page 17). Lorsqu'on n'a pas accès à des formulations à EP, on utilisera de préférence des produits renfermant jusqu'à 35 % de DEET. B I
Il n'est pas généralement recommandé d'utiliser des produits associant DEET et écran solaire(Note en bas de page 18); mais s'il faut appliquer ces deux produits, il convient d'appliquer d'abord l'écran solaire et de le laisser pénétrer dans la peau pendant 20 minutes avant d'appliquer le DEET (Association canadienne de dermatologie). A II
Éviter d'utiliser des insecticides qui contiennent de l'huile de citronnelle(Note en bas de page 7,Note en bas de page 19). E II
Considérer le p-menthane-3,8-diol (huile d'eucalyptus à odeur de citronnelle) comme insectifuge de deuxième ligne lorsque l'emploi du DEET est impossible (p. ex., personnes allergiques au DEET(Note en bas de page 20). A II
Considérer les insectifuges « Blocker » contenant 2 % d'huile de soya comme des insectifuges de troisième ligne, lorsqu'il existe un risque significatif d'infections transmises par des arthropodes(Note en bas de page 7,Note en bas de page 23). A II
Bayrepel (KBR 3023, Autan), qui est disponible en Europe(Note en bas de page 24), qui est recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé(Note en bas de page 27) et a été homologué par l'Environmental Protection Agency (É.-U.), peut être aussi efficace que les produits contenant de 15 % à 50 % de DEET(Note en bas de page 25,Note en bas de page 26). Les insectifuges à base de Bayrepel ne sont pas homologués au Canada. A II
Pour tous les travailleurs qui risquent d'être exposés à des infections transmises par des arthropodes : A I
AII
Mesures inefficaces de protection individuelle contre les insectes qui ne sont pas recommandées : E II
Tous les voyageurs devraient prendre, tel que prescrit, tous les médicaments prophylactiques recommandés comme mesure de prévention des maladies transmises par les arthropodes (telles que le paludisme), peu importe les méthodes de protection individuelle utilisées. A I

Trois mesures à utiliser pour éviter les arthropodes

  1. Empêcher le plus possible les arthropodes de pénétrer dans les lieux de travail et d'hébergement. Placer des moustiquaires sur les fenêtres et veiller à ce que les portes soient en bon état et ferment hermétiquement et à ce qu'il n'y ait pas de trous dans les murs ou dans la toiture (C III - recommandations MFP).

  2. Demeurer dans une zone protégée contre les arthropodes durant les heures de la journée où les arthropodes locaux s'alimentent (C III - recommandations MFP).

  3. Éviter de se rendre à certains endroits durant les saisons où le risque de transmission de MTA est le plus élevé (C III - recommandations MFP).

Prévention des piqûres et des morsures à l'échelle individuelle

Si les insectes ne peuvent mordre ou piquer, les MTA ne peuvent être transmises; il est donc important de réduire la surface de la peau non protégée qui est exposée aux arthropodes.

Il existe des barrières tant physiques que chimiques pour prévenir les piqûres et les morsures :

Barrières physiques

  1. Vêtements

    • Porter des chemises à manches longues (manches déroulées, boutons attachés et fermoirs fermés, chemise rentrée dans le pantalon) et des pantalons longs (extrémités rentrées dans les chaussettes, les chaussures ou les bottes) (B II - recommandations MFP).
    • Porter des vêtements de couleur claire, qui protègent contre certains arthropodes et permettent de mieux les voir et de les retirer tel que les tiques(Note en bas de page 2,Note en bas de page 3) (B II - recommandations MFP).
  2. Moustiquaires de lit

    • Même si le fait de dormir sous une moustiquaire est un moyen éprouvé de se prémunir contre les piqûres ou morsures d'arthropodes, ces derniers peuvent néanmoins piquer ou mordre à travers les mailles si la peau du voyageur est appuyée contre la moustiquaire. S'ils sont plus petits que la largeur des mailles de la moustiquaire, ils peuvent également la traverser (A I - recommendations MFP).
    • Traiter (imprégner) les moustiquaires de lit avec un insecticide (p. ex., perméthrine), ce qui augmente grandement la protection, assurée par le moustiquaire(Note en bas de page 4,Note en bas de page 5) (A I - recommandations MFP).

Barrières chimiques

Deux types de barrières chimiques réduisent le risque de MTA : les insectifuges et les insecticides. Les insectifuges ne tuent pas les moustiques, mais les empêchent de piquer ou de mordre, tandis que les insecticides visent essentiellement à tuer les moustiques au contact. Ces deux méthodes ne s'excluent pas mutuellement, certains produits agissant à la fois comme insecticides et insectifuges.

A. Insectifuges

Il existe au Canada plusieurs principes actifs à action insectifuge et ils sont encore plus nombreux dans d'autres pays (tableau 3). L'efficacité et l'innocuité des insectifuges vendus dans la plupart (sinon la totalité) des pays occidentaux ont été étudiées dans le contexte de la réglementation nationale (au Canada, par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire [ARLA] de Santé Canada et, aux États-Unis, par l'Environmental Protection Agency [EPA]). Au cours des tests, certains insectifuges se sont révélés plus efficaces (p. ex., plus longue durée d'action) que d'autres contre certaines espèces d'arthropodes.

1. DEET

En général, le DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, également appelé N,N-diéthyl-m-toluamide) est reconnu comme le plus efficace de tous les insectifuges et est actuellement vendu sur le marché canadien(Note en bas de page 6,Note en bas de page 7) (A I - recommandations MFP). Le DEET est utilisé comme insectifuge depuis 1954 par l'armée américaine et serait appliqué plusieurs centaines de millions de fois chaque année par les Nord-Américains uniquement. Selon des études scientifiques, le DEET serait un produit très sûr lorsqu'il est utilisé conformément aux instructions(Note en bas de page 6-Note en bas de page 14) (A I - recommandations MFP).

Plus la concentration de DEET est élevée dans l'insectifuge, plus la durée de protection est longue. La durée de protection plafonne cependant lorsque la concentration atteint entre 30 % et 35 %(Note en bas de page 6). Pour une concentration donnée de DEET, les formulations dites « à effet prolongé » (EP), telles que les polymères, procurent généralement une protection plus longue, avec une absorption moindre de DEET(Note en bas de page 6,Note en bas de page 7,Note en bas de page 15-Note en bas de page 17). La population canadienne n'a pas accès aux formulations à EP; ces produits sont cependant vendus aux É.-U.

Les organismes de réglementation des pays occidentaux ont parfois formulé des recommandations différentes quant à la concentration maximale et à la fréquence d'application de DEET, en particulier chez les enfants. L'ARLA de Santé Canada autorise des concentrations pouvant atteindre 30 % au Canada pour les personnes de >=12 ans. Celles qui sont plus jeunes peuvent utiliser du DEET à 10 %; celles qui ont entre 2 et 12 ans peuvent en appliquer jusqu'à trois fois par jour, alors que pour les enfants de 6 mois à 2 ans, il ne faut pas dépasser une application quotidienne. L'ARLA décourage l'emploi d'insectifuges contenant du DEET chez les nourrissons de < 6 mois(Note en bas de page 6). Le CCMTMV croit cependant que, dans le cas des voyageurs qui se rendent à l'extérieur du Canada dans des régions où les MTA sont endémiques ou épidémiques, où le risque d'exposition est élevé et où le risque de MTA l'emporte sur le risque de réaction indésirable au DEET, le critère d'utilisation du DEET devrait être abaissé. En fait, le CCMTMV recommande que les voyageurs utilisent des concentrations de DEET pouvant aller jusqu'à 35 % à l'extérieur du Canada.

Chez les enfants, d'autres mesures de protection individuelle, telles que les moustiquaires imprégnées d'insecticides, devraient être le premier moyen de défense, en particulier chez les nourrissons de moins de 6 mois. Des moustiquaires portatives, y compris les filets autoportants que l'on place par-dessus un siège de bébé pour auto, un berceau, un parc pour enfants ou une poussette, protègent les bébés des insectes. Toutefois, l'utilisation judicieuse de DEET doit être envisagée chez les enfants de tout âge, en complément d'autres méthodes de protection. Selon des études médicales effectuées récemment au Canada, le DEET ne présente pas de risque supplémentaire important ou significatif pour les nourrissons et les enfants(Note en bas de page 11).

Les intervalles entre les applications recommandés sur l'étiquette des produits à base de DEET ne doivent servir qu'à titre indicatif, puisque de nombreuses variables en jeu - par exemple, la transpiration - influent sur la durée de l'action insectifuge. En règle générale, l'intervalle d'application est fonction de l'activité des insectes piqueurs ou mordeurs; si on constate des piqûres ou des morsures avant que l'intervalle figurant sur l'étiquette soit écoulé, il est conseillé d'appliquer de nouveau du DEET. Les formulations de DEET EP à effet prolongé comportent certains avantages par rapport aux autres formulations et elles sont généralement préférées lorsque le risque de MTA est élevé(Note en bas de page 15-Note en bas de page 17) (A II - recommandations MFP).

De façon générale, les produits associant du DEET et un écran solaire sont déconseillés, car le DEET réduit de 34 % l'efficacité de l'écran solaire(Note en bas de page 18). De plus, les recommandations d'application pour le DEET et les écrans solaires sont diamétralement opposées. Les écrans solaires devraient être appliqués généreusement et fréquemment, alors que le DEET devrait être utilisé avec parcimonie et seulement aux intervalles indiqués. S'il faut appliquer ces deux genres de produits, l'Association canadienne de dermatologie recommande en tout cas d'appliquer d'abord l'écran solaire et de le laisser pénétrer dans la peau pendant 20 minutes avant d'appliquer le DEET (A II - recommandations MFP).

Tableau 3. Efficacité comparative des insectifuges
Principe actif Formulations MarquesNote en bas de page Durée d'efficacitéNote en bas de page * (heures) Qualité des preuves
Ces produits ne sont cités qu'à titre d'exemples et ne sont pas nécessairement recommandés par Santé Canada.
* Les études réalisées dans des conditions naturelles pour évaluer la durée de l'effet répulsif du produit se font pour la plupart avec des moustiques du genre Aedes. D'après les données recueillies sur l'efficacité du DEET contre les moustiques anophèles, la durée d'efficacité serait moindre que contre les moustiques du genre Aedes(Note en bas de page 6) et se situerait près de la limite inférieure des intervalles indiqués dans le tableau. De très faibles concentrations de DEET permettent de chasser les mouches noires pendant de longues périodes(Note en bas de page 6,Note en bas de page 41). Des données corroborent l'efficacité du DEET comme insectifuge contre les tiques, mais on ne dispose pas de suffisamment d'information pour calculer la durée d'efficacité(Note en bas de page 6). La perméthrine, appliquée uniquement sur les vêtements, a des effets pesticides plutôt que répulsifs contre les tiques et peut donc être plus efficace(Note en bas de page 42,Note en bas de page 43). Des données limitées confirment l'efficacité du DEET contre les mouches à chevreuil et les phlébotomes. Selon les données disponibles, le DEET serait inefficace contre les puces et les poux(Note en bas de page 6). Le DEET chasse efficacement les mouches tsé-tsé(Note en bas de page 44). Dans le cas de l'huile de citronnelle et de l'huile de soya, des tests n'ont été effectués qu'avec des moustiques du genre Aedes(Note en bas de page 23), et des tests montrent que le p-menthane-3,8-diol et Bayrepel ont un effet répulsif équivalent sur les moustiques des genres Aedes et Anopheles(Note en bas de page 20,Note en bas de page 24-Note en bas de page 26). La durée d'efficacité des formulations de DEET n'est fournie qu'à titre indicatif seulement, car il existe de nombreuses variables - par exemple la transpiration - qui influent sur la durée de l'effet répulsif. En règle générale, la durée d'efficacité est fonction de l'activité alimentaire de l'arthropode; ainsi, si on constate que l'arthropode est actif, on recommande de réappliquer du DEET.
DEET < 10 % Vaporisateur, atomiseur, gel, lotion
  • Cutter
  • Skedaddle
  • Skintastic (OFF)
1-3 A I
DEET 10 % à 30 % Vaporisateur, aérosol, lotion, bâton
  • Cutter
  • Cutter Backwoods
  • Cutter Backyard
  • Deep Woods OFF!
  • Muskol
  • OFF!
  • Outdoorsman
4-6 A I
DEET 20 à 35 % à effet prolongé Lotion (polymère à libération lente)
  • Sawyer
  • Ultrathon
6-12 B I
Huile de citronnelle 5 % à 15 % Vaporisateur, lotion, huile, tampon imbibé
  • Buzz Away
  • Green Ban
  • Herbal Armor
  • Natrapel
0.3-0.5
(20-30 minutes)
E II
Huile d'eucalyptus à odeur de citronnelle 10 % à 30 % Lotion
  • OFF! Botanicals
    Lotion Insect
    Repellent 1
2-5 A II
Huile de soya 2 % Huile
  • Bite Blocker
1-4 A II
Bayrepel 10 % à 20 % (picaridine/ hépidanine) Vaporisateur, aérosol
  • Autan
3-5 (10%)
8-10 (20%)
A II


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Tableau 4. Efficacité comparative de différents insecticides pyréthrinoïdes pour l'imprégnation de moustiquairesNote en bas de page *
Principe actif Formulations MarquesNote en bas de page Durée d'efficacitéNote en bas de page ** (mois) Qualité des preuves
Ces produits sont cités à titre d'exemples seulement et ne sont pas nécessairement recommandés par Santé Canada.
* Les données proviennent d'études sur des moustiquaires imprégnées d'insecticide utilisées pour prévenir le paludisme en Afrique subsaharienne(Note en bas de page 4,Note en bas de page 5).
** La durée d'efficacité indiquée ne s'applique pas aux vêtements imprégnés de pyréthrinoïde; l'efficacité résiduelle de la deltaméthrine persiste après trois ou quatre lavages de la moustiquaire imprégnée, alors que l'efficacité des autres pyréthrinoïdes disparaît après un ou deux lavages.
Perméthrine EC 55 % Concentré émulsionné Peripel 6 A I
Deltaméthrine SC 1 % Suspension concentrée K-Orthrine 12 A I
Deltaméthrine 400 mg Comprimé K-O Tab 12 A I
Lambda-cyhalothrine CS 2,5 % Suspension en capsules Icon 9 A I
Cyfluthrine EW 0,05 % Émulsif dans l'eau Solfac 6-9 A I
Alpha-cyperméthrine SC 10 % Suspension concentrée Fendona 6-9 A I
2. Insectifuges à base de « produits naturels »

La plupart des insectifuges qui contiennent des produits dits « naturels » ou des analogues de synthèse de produits « naturels » ne constituent pas une solution privilégiée pour la protection contre les piqûres ou les morsures d'arthropodes. Les produits à base d'huile de citronnelle, par exemple, peuvent chasser les moustiques, mais leur durée de protection est très courte (habituellement < 1 heure et souvent < 30 minutes)(Note en bas de page 7). En fait, une analyse récente effectuée par Santé Canada a montré qu'il n'existe pas suffisamment de données pour établir que l'application sur la peau d'insectifuges à base de citronnelle ne présente pas de risque inacceptable pour la santé humaine(Note en bas de page 19). Les insectifuges qui contiennent de la citronnelle ne sont donc pas recommandés (E II - recommandations MFP). Un analogue synthétique d'un extrait de feuille d'eucalyptus à odeur de citronnelle, le p-menthane-3,8-diol, est homologué au Canada comme insectifuge ("OFF! Botanicals Lotion Insect Repellent 1")(Note en bas de page 20). Ce produit protège cependant moins longtemps (< 2 heures) que tous les produits à base de DEET sauf ceux qui en contiennent de très faibles concentrations (< 5 %). Il n'est pas non plus approuvé pour les enfants de < 3 ans. Des données indiquent que le produit est raisonnablement efficace contre les moustiques porteurs du paludisme(Note en bas de page 21,Note en bas de page 22). Les produits qui renferment du p-menthane-3,8-diol peuvent être considérés comme des insectifuges de deuxième ligne lorsque l'utilisation du DEET est impossible (p. ex., chez les personnes allergiques au DEET) (A II - recommandations MFP).

Les produits de la marque « Blocker » contenant 2 % d'huile de soya ont une efficacité équivalente à celle des produits renfermant de 5 % à 10 % de DEET, chassant les moustiques pendant 1 à 4 heures et les mouches noires pendant 5 à 10 heures(Note en bas de page 7,Note en bas de page 23). L'huile de soya a une faible toxicité, n'est pas irritante et ne comporte pas de restrictions relatives à l'âge du sujet. Elle peut donc également être une solution de rechange au DEET, même si sa durée de protection est sensiblement plus courte et même si elle n'est pas utilisée depuis très longtemps. Il importe de noter que le CCMTMV ne connaît pas d'étude scientifique ayant évalué l'efficacité des insectifuges à base d'huile de soya contre les vecteurs tropicaux du paludisme ou contre de nombreux autres vecteurs de MTA. Les insectifuges à base de soya sont donc con- sidérés, au mieux, comme des insectifuges de troisième ligne là où il y a un risque important de MTA (A II - recommandations MFP). Des produits « Blocker » renfermant de l'huile de soya sont actuellement homologués et leur utilisation est approuvée au Canada (www.biteblocker.ca), mais peu de magasins de détail les vendent.

3. Autres insectifuges de synthèse

Bayrepel, un dérivé de la pipéridine également appelé « KBR 3023 » et vendu sous le nom commercial Autan, est utilisé en Europe depuis plusieurs années(Note en bas de page 24). Il s'est avéré efficace contre différentes espèces de moustiques, y compris celles qui sont porteuses du parasite du paludisme, et il offre une durée de protection comparable à celle de produits contenant de 15 % à 50 % de DEET(Note en bas de page 25,Note en bas de page 26) (A II - recommandations MFP). Selon des analyses toxicologiques, le produit n'entraîne aucune bioaccumulation, il est excrété rapidement par le rein et n'a été associé à aucun effet toxique important. Bien qu'il soit recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé(Note en bas de page 27) et ait été homologué par l'Environmental Protection Agency (É.-U.) en 2002, les insectifuges à base de Bayrepel n'ont pas été homologués au Canada et ne sont pas vendus aux É.-U. (www.autan.co.uk/index.html).

B. Insecticides

1. Moustiquaires traitées

Il faut vivement encourager tous les voyageurs devant séjourner à l'extérieur du Canada dans des régions où les MTA sont endémiques ou épidémiques à utiliser des moustiquaires imprégnées d'un insecticide pyréthrinoïde (p. ex., perméthrine, deltaméthrine, lambda- cyhalothrine, cyfluthrine, alpha-cyperméthrine) à moins que les pièces où ils dorment ne soient munies de moustiquaires en bon état ou soient protégées par un autre moyen contre les moustiques(Note en bas de page 14) (A I - recommandations MFP). Les insecticides pyréthrinoïdes peuvent soit chasser les moustiques, soit les tuer directement lorsqu'ils se posent sur une moustiquaire imprégnée. Dans l'un et l'autre cas, les voyageurs sont protégés contre les piqûres et morsures d'arthropodes et les MTA. Les moustiquaires imprégnées de pyréthrinoïde sont beaucoup plus efficaces comme moyen de prévenir le paludisme que les moustiquaires non traitées et elles sont sans danger pour les enfants et les femmes enceintes(Note en bas de page 4,Note en bas de page 5) (A I - recommandations MFP). La durée d'efficacité des moustiquaires imprégnées de pyréthrinoïde varie de plusieurs mois à un an, suivant le produit utilisé(Note en bas de page 4) (tableau 4 et annexe 1). En général, les pyréthrinoïdes sont considérés comme peu toxiques pour les mammifères, mais il faut tout de même faire attention quand on imprègne la moustiquaire de perméthrine ou d'un produit équivalent (p. ex., suivre le mode d'emploi sur l'étiquette, porter des gants imperméables et laisser la moustiquaire sécher avant de s'en servir) (annexe 1). L'ARLA n'a pas encore approuvé pour le grand public les traitements des moustiquaires de lit avec un pyréthrinoïde. Les moustiquaires de lit imprégnées d'insecticide qui sont représentées et vendues au Canada doivent être homologuées en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA). L'ARLA a cependant adopté comme politique pour le moment de ne pas exiger l'homologation de moustiquaires de lit imprégnées de perméthrine ou de deltaméthrine si celles-ci sont importées au Canada afin d'être vendues à des Canadiens qui les utiliseront à l'étranger.

2. Vêtements imprégnés

Le traitement des vêtements à l'aide d'un pyréthrinoïde réduit également le risque de MTA (annexe 2). L'utilisation par le grand public de vêtements traités avec un pyréthrinoïde n'est pas homologuée par l'ARLA, mais plusieurs produits sont vendus aux É.-U. Ces produits renferment généralement 0,5 % de perméthrine et sont vendus en atomiseur ou en vaporisateur. Généralement, les vêtements sur lesquels on a vaporisé des produits contenant 0,5 % de perméthrine préviennent efficacement les piqûres et les morsures d'arthropodes pendant au moins 2 semaines, dans des conditions de lavage normales (c.-à-d., six lavages à la machine)(Note en bas de page 28,Note en bas de page 29). Depuis peu, des vêtements de plein air prétraités à la perméthrine sont vendus aux É.-U. (p. ex., vêtements vendus sous la marque de commerce « Buzz-Off Insect Shield »). Ces vêtements prétraités présentent des avantages en ce qu'ils maintiennent les niveaux de protection de la perméthrine pendant 25 lavages ou plus (un retraitement fréquent n'est donc pas nécessaire). L'application sur la peau exposée d'une formulation de DEET à effet prolongé associée au port de vêtements imprégnés de pyréthrinoïde augmente la protection contre les arthropodes piqueurs ou mordeurs(Note en bas de page 30,Note en bas de page 31) (A II - recommandations MFP).

3. Mesures de protection individuelle inefficaces contre les insectes

D'autres produits sont présentés comme sans danger et « naturels » et efficaces pour réduire sensiblement le risque de piqûre ou de morsure d'arthropodes. Cependant, le CCMTMV ne recommande pas les produits suivants, estimant que leur efficacité n'a pas été scientifiquement établie ou que leur inefficacité a été scientifiquement démontrée (E II - recommandations MFP) : dispositifs électroniques (à ultrasons)(Note en bas de page 32,Note en bas de page 33), bracelets, colliers et bandes aux chevilles imprégnés d'insectifuge (à usage animal ou humain)(Note en bas de page 7,Note en bas de page 34), dispositifs d'électrocution (p. ex., « bug zappers »)(35,36), pièges qui attirent les moustiques par l'odeur(Note en bas de page 33,Note en bas de page 37), citrosa (plante ornementale de la famille des géraniums(Note en bas de page 33,Note en bas de page 38,Note en bas de page 39), vitamine B1 administrée par voie orale(Note en bas de page 40), et hydratants pour la peau qui ne contiennent pas de principe actif à action insectifuge approuvé(Note en bas de page 7).

Résumé

Il existe plusieurs mesures de protection individuelle pour réduire le risque de MTA. En fait, aucune mesure ne peut à elle seule garantir un niveau de protection substantiel; c'est la raison pour laquelle le CCMTMV recommande l'utilisation de toutes les mesures, qu'il considère comme complémentaires.

Expiration

Le présent document est mis à jour tous les 4 ans ou lorsque de nouveaux renseignements sont communiqués.

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Annexe 1 - Comment imprégner les moustiquaires d'insecticide (adapté de Path Canada)

Utilisez toujours des mesures métriques : centimètre (cm), mètre (m), millimètre (mm), millilitre (mL) et litre (L). Les moustiquaires doivent être propres et sèches. Enfilez toujours des gants de protection avant de tremper une moustiquaire dans l'insecticide.

1. Calculez la surface de la moustiquaire, en mètres carrés.

Considérez la moustiquaire conique comme un triangle et la moustiquaire rectangulaire comme deux rectangles.

Comment mesurer une moustiquaire :

  1. Moustiquaire conique

    Mettez la moustiquaire à plat :

    • Mesurez la circonférence totale de la base incurvée de la moustiquaire (m)
    • Mesurez la hauteur (m)
    • Multipliez la base par la hauteur = surface de la moustiquaire
  2. Moustiquaire rectangulaire

    Suspendez la moustiquaire :

    • Mesurez la surface de la partie supérieure = largeur x hauteur
    • Mesurez la surface des côtés = hauteur x circonférence totale de la base de la moustiquaire
    • Additionnez ces deux mesures pour calculer la surface totale de la moustiquaire

2. Calculez la quantité d'eau absorbée par la moustiquaire, en millilitres ou en litres.

À l'aide d'un seau et d'un récipient à mesurer, versez 2 L d'eau dans le seau. Trempez la moustiquaire pour l'imbiber complètement. Essorez-la avec soin au-dessus du seau. Quand l'eau ne sort plus, mesurez l'eau qui reste dans le seau.

Par exemple : Quantité d'eau dans le seau au départ (2 L) moins quantité d'eau restante dans le seau (1,3 L) = eau absorbée par la moustiquaire (0,7 L ou 700 mL)

3. Calculez la quantité d'insecticide nécessaire.

  • Procurez-vous le produit de la meilleure qualité, dans l'emballage original, expressément conçu pour imprégner les moustiquaires. Évitez les produits qui n'ont pas subi un contrôle de la qualité méticuleux. N'utilisez pas de substituts.
  • Vérifiez la dose recommandée d'insecticide. Lisez le mode d'emploi sur la bouteille ou vérifiez le tableau 1 de la présente annexe.
  • Vérifiez la concentration de l'insecticide. Elle figure après le nom du produit. Par exemple, la perméthrine EC 50 contient 500 g d'insecticide par litre; c'est ce qu'on appelle une solution à 50 %.
Tableau 1. Doses d'insecticides couramment utilisés en mg par mètre carré de tissu (polyester)
Composé et formulation Dose (mg d'ingrédient actif/ mètre carré)
Perméthrine EC 200-500
Deltaméthrine SC 15-25
Comprimé de deltaméthrine 1 comprimé par moustiquaire
Lambda-cyhalothrine CS 10-15
Cyfluthrine EW 30-50
Alpha-cyperméthrine SC 20

Calculez la quantité d'insecticide à utiliser à l'aide de la formule suivante :

  • Dose (mg/m) x surface de la moustiquaire (en mètres carrés) pour déterminer la quantité d'insecticide nécessaire en mg (rappelez-vous que 1 000 mg correspond à 1 g, 1 000 mL, à 1 L, et 1 g à 1 mL)
  • Divisez la quantité d'insecticide requise par la quantité d'insecticide (en mg) par mL de produit (par exemple, un produit contenant 50 % de perméthrine contient 500 g de perméthrine/L et donc 500 mg de perméthrine/mL) = quantité d'insecticide nécessaire en mL.

Par exemple :

Si vous voulez appliquer une dose de 200 mg/m2 sur une moustiquaire de 11 m2 et que vous utilisez un produit contenant 50 % de perméthrine (en poids), il faut calculer la quantité nécessaire de la façon suivante :

  • 200 mg/m2 x11 mètres carrés = 2 200 mg de perméthrine.
  • perméthrine à 50 % = 500 mg de perméthrine/mL
  • 2 200 mg divisés par 500 mg/mL = 4,4 mL d'insecticide. C'est la quantité nécessaire pour imprégner la moustiquaire.

Si vous avez constaté que votre moustiquaire absorbe 0,7 litre (700 mL) d'eau, ajoutez cette quantité d'eau à l'insecticide pour préparer le mélange final.

4. Portez des gants de protection pour imprégner des moustiquaires d'insecticide.

5. Mesurez la quantité d'eau et d'insecticide nécessaire.
Pour mesurer de grandes quantités d'eau, il est préférable d'utiliser des récipients à ouverture large, comme un contenant de margarine vide (1 kg = environ 1 litre). On peut mesurer l'insecticide à l'aide d'un contenant vide de 250 mL, à l'intérieur duquel on peut tracer des traits à intervalle de 50 mL. Pour de petites quantités d'insecticide, on peut se servir d'une seringue.

6. Versez l'insecticide dans l'eau et mélangez bien.

L'opération doit se faire à l'extérieur ou dans une pièce bien aérée. Vous pouvez également mettre la moustiquaire dans un sac de plastique (après avoir bien vérifié qu'il n'est pas troué), ajouter la solution d'eau et d'insecticide, bien pétrir et retirer la moustiquaire imprégnée du sac pour la faire sécher.

7. Trempez la moustiquaire dans la solution jusqu'à ce qu'elle soit bien imbibée.

8. Essorez la moustiquaire au-dessus d'un récipient et suspendez-la jusqu'à ce qu'elle cesse de dégoutter.

9. Asséchez la moustiquaire.
Pour la faire sécher, on peut étendre la moustiquaire à plat. Ne la placez pas au grand soleil pour plus de quelques heures, car l'exposi- tion au rayonnement UV peut réduire l'efficacité de l'insecticide.

10. Lavez-vous les mains et lavez tout le matériel dont vous vous êtes servis à l'eau et au savon.

Rincez trois fois les contenants qui seront réutilisés et percez les contenants ou le matériel qui doivent être jetés afin d'éviter qu'ils ne soient réutilisés pour l'eau potable.

11. Versez l'insecticide inutilisé dans une latrine à fosse ou dans un trou dans le sol, PAS dans une rivière ou un étang, car les pyréthrinoïdes sont très toxiques pour le poisson et les invertébrés aquatiques.

Nota : Avant votre départ, renseignez-vous sur la disponibilité d'insecticides et envisagez d'acheter et d'utiliser ces produits à votre lieu de destination. On peut se procurer des moustiquaires déjà imprégnées d'insecticide auprès de l'organisme PATH Canada à l'adresse http://www.pathcanada.org et dans certains magasins d'équipement de plein air et de voyage au Canada et aux États-Unis. Ces produits ne sont pas actuellement homologués par l'ARLA.

Pour savoir quels insecticides sont vendus en Afrique subsarienne pour l'imprégnation de vêtements ou de moustiquaires, consultez le site Web de PATH Canada à l'adresse http://www.pathcanada.org.

Annexe 2 - Comment traiter des vêtements à l'insecticide (adaptation des produits Sawyer)

  1. Choisissez un endroit bien aéré, mais à l'abri du vent. Ne vaporisez pas de produit dans un espace fermé.
  2. Vous pouvez placer les vêtements à plat sur le sol, les fixer à une corde à linge, les étendre sur des meubles de jardin ou des balustrades ou encore les suspendre sur des cintres distincts, de manière à pouvoir vaporiser facilement chaque vêtement et à ce qu'il puisse sécher complètement.
  3. Une vaporisation de perméthrine reste efficace pendant 2 semaines, malgré des lavages hebdomadaires. Une quantité de 100 mL (3 onces liquides) de solution de perméthrine à vaporiser suffit pour traiter un ensemble complet de vêtements (pantalon long et chemise à manches longues). On peut traiter de la même façon les coupe-vent, vestes et imperméables (mise en garde : la perméthrine n'adhère pas bien à certaines fibres synthétiques).
  4. Enfilez des gants de protection.
  5. Vaporisez un côté du vêtement pendant environ 60 secondes, en tenant la canette ou la bouteille à la verticale à 15 cm à 20 cm de la surface. Faites des mouvements lents et amples, comme pour vaporiser de la peinture, de façon à enduire également la surface entière. Tournez le vêtement et répétez l'opération en vaporisant l'autre côté pendant 60 secondes. La surface du vêtement devrait être bien humectée mais pas complètement saturée de liquide.
  6. Suspendez les vêtements et laissez la perméthrine sécher pendant 2 heures, ou pendant 4 heures par temps très humide.
  7. Traitez de la même façon les autres vêtements et le matériel (mais pas les sous-vêtements) :
    1. On peut vaporiser de la perméthrine sur les chaussettes. Posez-les sur le sol ou fixez-les à une corde à linge et vaporisez légèrement la partie supérieure des chaussettes. Laissez sécher pendant au moins 2 heures.
    2. On peut vaporiser de la perméthrine sur les portes et les rabats de tentes en nylon (tissus synthétique) enduits de polyuréthane. Montez la tente à l'extérieur et vaporisez tous les rabats et les portes jusqu'à ce qu'ils soient bien humectés. Laissez la tente sécher pendant au moins 2 heures avant de la démonter.
  8. Une fois les vêtements séchés, mettez-les dans votre valise de la façon normale. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi les enrouler et les placer dans un sac en plastique pour les garder au sec. Après avoir démonté les tentes, rangez-les de la façon normale.

Nota : Avant votre départ, renseignez-vous sur la disponibilité d'insecticides et envisagez d'acheter et d'utiliser ces produits à votre lieu de destination. Ces produits ne sont pas homologués par l'ARLA. Pour plus d'information au sujet de l'application d'insecticide sur les vêtements, consultez le site Web sur la perméthrine à l'adresse www.permethrin-repellent.com (en anglais).


* Membres : Dr B. Ward (président); Dr C. Beallor; M. Bodie-Collins (secrétaire général); Dr K. Gamble; Dr S.Houston; Dr Susan Kuhn; Dr A McCarthy; Dr K.L. McClean; Dr P.J. Plourde; Dr J.R. Salzman.

Représentants de liaison : Dr R.J. Birnbaum (CUSO); Dr C. Greenaway (SCMI); Dr C. Hui (CPS); Dr R. Saginur (ACSP); Dr P. Teitelbaum (SCSI).

Représentants d?office : Dr R. Corrin (SC); Dr B. Dobie (CIC); Dr N. Gibson (DDN); Dr J. Given (SC); Dr P. McDonald (SC); Dr M. Parise (CDC); Dr M. Tepper (DDN).

Membre émerité : Dr C.W.L. Jeanes.

Ce document a été préparé par le Dr P.J. Plourde, Dr M. Tepper et S. Schofield, PhD, un conseiller en entomologie pour le CCMTMV. Cet énoncé est approuvé par le CCMTMV.

Cet énoncé a été modifié pour refléter les auteurs actuels seulement.

[Relevé des maladies transmissibles au Canada]